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La lettre de l’opposition

Une sécurité sans âme pour les résidents de la RPA ?

Suite à la loi d’adaptation de la société au vieillissement, la RPA de Limours est devenue une résidence-autonomie Ces résidences proposent des prestations minimales, individuelles ou collectives, qui concourent à la prévention de la perte d’autonomie, définies par décret et qui peuvent être mutualisées et externalisées. L’exercice des missions définies par le décret permet au gestionnaire des résidences (dans le cas de Limours, le groupe associatif ARPAVIE), d’obtenir une aide de forfait autonomie, allouée par le département.

Parmi ces prestations, il y a l’obligation de fournir un « accès à un dispositif de sécurité apportant au résident 24h/24h une assistance par tous moyens et lui permettant de se signaler »

Jusqu’à présent, pour assurer la surveillance de nuit, la solution mise en œuvre à la fois par ARPAVIE et la mairie de Limours était la présence de deux personnes : un employé communal qui est logé en compensation de ses heures de nuit et à disposition de la résidence toute la journée et une employée ARPAVIE pour compléter.

Or ARPAVIE propose aujourd’hui une nouvelle solution. C’est ainsi que les résidents de Limours vont se voir "imposer" une plateforme numérique comme dispositif de sécurité dont la présentation leur a été faite après la réunion du Conseil de la Vie Sociale : à l’essai, paraît-il, pendant quelques mois, le "futur" dispositif est pourtant déjà inscrit dans le nouveau règlement de fonctionnement !

Certes, ces systèmes de surveillance à distance se développent de plus en plus, en particulier pour les personnes qui choisissent de rester à domicile. Mais dans une résidence collective, lorsque ce système vient remplacer une présence humaine appréciée et qui a fait ses preuves, la situation est tout autre. Les résidents ne veulent pas d’un système moderne mais déshumanisé qui même selon le personnel médical n’apportera pas de plus value à leur confort et leur sécurité. La commune qui se veut « Smart city » soutient le projet d’ARPAVIE, y voyant l’opportunité de supprimer les « gardes de nuit » ce qui constitue l’amorce d’un désengagement dans l’aide au fonctionnement de la RPA. Nous ne pouvons qu’exprimer notre désaccord face à cette position.

ARPAVIE tend à utiliser de plus en plus de sous-traitance pour répondre à l’ensemble des besoins dans ces résidences (entretien, restauration…). Nous savons tous que le coût des services est trop souvent le principal critère retenu. Pourtant, on trouve aussi dans les prestations dues aux résidents, « la sensibilisation à la sécurisation du cadre de vie et le repérage des 
fragilités ». Comment peut-on accepter de faire passer la dimension économique avant la dimension humaine.

Il faut ajouter que les résidences - autonomie peuvent accueillir (jusqu’à 15% de leur capacité) des personnes dont l’autonomie est réduite, pour soulager les EHPAD dont la situation critique a été tristement mise en lumière récemment.

Alors, est-ce bien le moment de renoncer à un service humain de qualité qui fait l’unanimité des résidents ?

Limours Ensemble et ses élus soutiennent la position des résidents.
Les 3 élus de Limours Ensemble
Olivier Jouniaux, Anne Turpin, Simone Cassette.
Le 3 Mai 2018
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