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Nuisances aériennes : Des avancées substantielles
Au niveau national, l’évolution
de l’organisation territoriale est
devenue incontournable en raison
d’un triple impératif :
• préserver les acquis de
la décentralisation,
• renforcer les libertés locales,
• libérer l’énergie des territoires.
Pourquoi une réforme des collectivités territoriales ?
Tous les rapports et les analyses faits sur le sujet montrent qu’il faut en finir avec l’empilement des structures (communes, intercommunalités, syndicats intercommunaux, pays, départements, régions, État et Europe) car depuis plus de 30 ans nous avons toujours ajouté sans jamais rien retrancher. L’enchevêtrement des compétences et la concurrence entre institutions font que plus personne ne comprend ce que fait un département et ce que fait une région. Ces chevauchements institutionnels ont également un coût exorbitant qui souligne la nécessité de maîtriser la dépense publique locale. Par ailleurs, l’État au niveau local s’est lui-même engagé dans un processus de modernisation. Le regroupement interministériel des services déconcentrés de l’Etat ainsi que la mutualisation de toutes les fonctions supports sont désormais privilégiés, répondant ainsi à un double objectif d’économie et d’efficacité.
En quoi va-t-elle
consister ?
Pour plus d’efficacité et plus de
démocratie locale, la réforme institutionnelle
des collectivités territoriales
doit répondre à une double
ambition :
simplifier et démocratiser.
1. Simplifier et alléger
l’architecture territoriale
Face à l’empilement des structures,
la réforme propose de
regrouper les collectivités territoriales
autour de deux pôles :
Un pôle
départements-région
A partir de 2014, les mêmes élus
siègeront à la fois au conseil
général et au conseil régional ; les
conseillers territoriaux, au nombre
d’environ 3500 - contre 6000
conseillers généraux et régionaux
aujourd’hui - faciliteront la cohérence
et la complémentarité des
politiques régionales et départementales
et permettront aux responsables
locaux - élus, tissu
associatif, société civile - d’avoir
pour ces deux catégories de collectivités
un interlocuteur unique.
Le projet de loi, amendé au cours
des débats parlementaires, prévoit
que les conseillers territoriaux
seront élus au scrutin uninominal
majoritaire à deux tours pour 6 ans.
Un pôle communes-intercommunalité
La réforme se fixe comme objectifs,
d’ici le 30 juin 2013, d’achever
la couverture intercommunale du
territoire national et de renforcer
la cohérence des périmètres des
établissements publics de coopération
intercommunale (EPCI).
Un schéma départemental de
coopération intercommunale sera
élaboré par le préfet avant fin
2011, après avis de la commission
départementale de la coopération
intercommunale (CDCI). La
composition de la CDCI sera
adaptée pour tenir compte du
développement de l’intercommunalité,
et son rôle sera renforcé, puisqu’elle
disposera, à la majorité qualifiée, d’un
pouvoir d’amendement sur le projet
présenté par le préfet.
Sur la base de ce schéma, des pouvoirs
temporaires jusqu’en juin 2013
seront accordés aux préfets pour créer,
étendre ou fusionner des EPCI à fiscalité
propre ainsi que pour dissoudre ou
fusionner des syndicats, après avis de
la CDCI qui verra à nouveau ses attributions
renforcées.
Face à l’enchevêtrement des compétences
et des financements croisés, la
réforme propose également une clarification
des compétences des collectivités
territoriales et l’encadrement des
cofinancements.
2. Renforcer
la démocratie locale
Les responsabilités, désormais exercées
au niveau intercommunal, nécessitent
de renforcer l’assise démocratique
des EPCI à fiscalité propre. La
réforme indique que les représentants
des communes seront désignés au suffrage
universel direct dans le cadre des
élections municipales, en privilégiant
le système du fléchage.
L’élection au suffrage universel direct
implique que la répartition des sièges
entre les communes soit déterminée
par la loi, sur des bases essentiellement
démographiques assurant
l’égalité du suffrage. Ainsi, la loi fixe
la possibilité de recourir soit à un
accord à l’amiable, soit à un système
de tableau pour déterminer le nombre
de sièges de délégués communautaires
et leur répartition. Chaque commune
dispose d’au moins un délégué et
aucune d’entre elles ne possède
plus de 50% des sièges au sein
de l’organe délibérant.
A ce jour, nous sommes donc en attente du renouvellement intégral de la CDCI qui doit intervenir avant le 16 mars. Viendra ensuite la première réunion de celle-ci lors de laquelle Monsieur le Préfet de l’essonne donnera les premières orientations sur lesquelles nous serons appelés à travailler. Naturellement, nous ne manquerons pas de vous tenir régulièrement informés de l’évolution de ce dossier dans les mois à venir.