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La station d’épuration

La nouvelle station d’épuration : une reconstruction nécessaire.

En plus de 40 ans d’existence, la station d’épuration du Syndicat intercommunal d’Assainissement des communes de Pecqueuse, Limours, Forges-les-Bains et Bris-sous-Forges (SIAL) a eu le temps de vieillir, de s’abîmer, de se dégrader, jusqu’à rejeter une eau insuffisamment traitée.

Son impact était particulièrement néfaste dans la mesure où le débit de sortie de la station représentait un tiers du débit de la rivière en temps normal, et jusqu’à
la moitié par temps sec.

1. Un long travail d’études et de concertation
Après six années d’études, une démarche exemplaire et respectueuse de l’environnement a été entamée, autour de quatre priorités :

  • projet à traiter dans les meilleurs délais,
  • investissement maîtrisé,
  • traitement de l’eau très poussé,
  • valorisation écologique des installations et du site, aspects pédagogiques.

2. Trois ans de travaux
Un marché public a donc été publié le 28 décembre 2006. Après audition des candidats et une analyse poussée de l’ensemble des offres, le SIAL a opté pour le groupement de la société STEREAU, qui offrait un bon compromis entre des techniques très performantes et un prix compétitif :
5 570 707 € H.T.
Le marché, signé le 5 novembre 2007, avait établi un programme de travaux
sur 18 mois. Ainsi, mise en service en août 2009, la nouvelle station d’épuration du SIAL a été complètement opérationnelle l’été suivant.
Aujourd’hui, après des années d’études et de travaux, la station d’épuration intercommunale rend à la rivière une qualité « eau de baignade ».

3. Pour une qualité de la Prédecelle retrouvée
De Pecqueuse à Saint-Maurice-Montcouronne, la qualité de l’eau de la Prédecelle est passée depuis 1995 de médiocre à très mauvaise, alors que son potentiel naturel lui permettrait d’héberger des truites ou des écrevisses.
La dégradation du milieu, due aux négligences des acteurs environnementaux
(du particulier à la collectivité), est aujourd’hui freinée. Un contrat de bassin fixe des objectifs en matière d’amélioration de l’assainissement. Les objectifs ont à ce jour été
atteints. La rivière est aujourd’hui « sous contrôle » et son état écologique
s’améliore régulièrement. La reconstruction de la station d’épuration permet d’obtenir une amélioration supplémentaire de la qualité du cours d’eau. Aujourd’hui, des poissons type vairon et chevaine sont visibles sur le linéaire, témoin de la bonne
évolution des choses. A venir : un nouveau contrat de bassin avec l’ensemble des partenaires (Agence de l’Eau, Département de l’Essonne, Région Ile-de-France) sera mis en place à l’échelle du bassin-versant Orge amont. Il permettra au SIAL d’assurer
le suivi des travaux tout en lui assurant le meilleur soutien financier.

4. Un réseau ancien à surveiller et réparer
Le réseau intercommunal a plus de 40 ans. Il vieillit : fissures, désemboitements,
mouvements de terrain, etc. Après que tous les réseaux aient traversé l’ensemble des communes, l’eau d’entrée de la station d’épuration est composée d’environ 35% d’eaux claires parasites permanentes (ECPP). Ces ECPP peuvent altérer le fonctionnement de la station d’épuration. Un des enjeux du SIAL est donc d’identifier
les causes de ces ECPP et d’effectuer les travaux nécessaires. Ainsi, plusieurs interventions ont été menées. Environ 3 kilomètres de réseaux d’eaux usées intercommunaux ont été changés ou réhabilités : Malassis, Marcoussis, Limours et Briis et ponctuellement sur l’ensemble du territoire.
Aujourd’hui, à l’entrée de la station, les ECCP n’augmentent plus. Elles diminuent, lentement mais sûrement. Le recul nécessaire pour connaître le véritable impact de ces travaux n’a pas encore été atteint, mais il est sûr que ce réseau réhabilité nous permettra d’avoir une utilisation optimale de la station d’épuration.

5. Une qualité de rejet exceptionnelle
Les membranes
La technologie exclusive des membranes plaque KUBOTA est le résultat d’études et de recherches pour aboutir au produit le plus adéquat pour le traitement des eaux usées. Ces membranes ont le triple avantage de demander peu d’entretien, d’être
facilement exploitables et sont le gage d’une grande robustesse.
Le traitement poussé des polluants contenus dans nos eaux domestiques (carbone, azote, phosphore) assure une eau de qualité de rejet « eau de baignade » grâce au procédé AQUA RM ®. En outre, cette qualité de rejet est tenue quelles que soient les variations de charge polluante rentrante dans l’usine.

« En réalisant le portrait de la Terre vue du ciel, je me suis rendu compte, d’une manière plus criante encore, que l’eau et la vie étaient liées. L’eau est l’un des grands cycles dont nous avons besoin pour vivre, nous, mais aussi
tout ce qui vit autour de nous. Il est donc important que les hommes s’insèrent dans
ce cycle en le perturbant le moins possible. La station d’épuration des eaux usées de
Briis-sous-Forges répond à cette exigence, celle du développement durable. C’est en
plus un lieu ouvert à la visite et un exemple qui inspirera d’autres initiatives individuelles ou collectives. Parce que chacun a le pouvoir et devoir d’agir et de se mobiliser. » Yann Arthus Bertrand

Un parcours pédagogique
Le départ de la visite est situé à la croisée de l’eau et de la terre, entre bâtiment et Jardins Filtrants ©. Il est matérialisé par un abri dont l’expression est à mi-chemin entre la forme du coquillage des jardins et celle du bâtiment. Le parcours permet d’expliquer le cheminement de l’eau tout au long de son traitement jusqu’au milieu récepteur à travers les Jardins Filtrants ©. Le visiteur sera ainsi sensibilisé
à l’importance de la qualité de l’eau et son impact sur la biodiversité. Des allées permettent au visiteur de cheminer dans les Jardins Filtrants © boues et air afin d’observer le processus de traitement et la reconstitution d’habitats écologiques.

Le parc de la biodiversité
Le parc, accessible au public, est créé notamment en lieu et place de l’ancienne
station. Différents points de visite d’habitats écologiques guideront le public : prairies
écologiques à thèmes, arbres et arbustes de la région, plans d’eau à poissons et zones humides, refuges pour oiseaux aquatiques. Lieu de découverte et d’apprentissage, il répond aux objectifs de développement durable :

  • préserver et renforcer la diversité des espèces animales en recréant des niches écologiques,
  • sensibiliser le public à l’importance de la qualité biologique des milieux et de leur préservation.