Haïti, Limours solidaire
Suite au terrible séisme du mardi 12 janvier 2010 survenu en Haïti, la municipalité a souhaité soutenir la population haïtienne. Lors du vote du budget primitif de la commune au Conseil municipal le 28 janvier 2010, 3 250 € de dons ont été attribués : 1 625 € pour la Croix Rouge Internationale et 1 625 € pour la Fondation de France.

Le Lieutenant Peyron, chef du centre de secours de Limours, nous a informé du nombre des effectifs et moyens envoyés sur place par la Direction de la Sécurité Civile. Entre les opérations de sauvetage, déblaiement, soutien sanitaire, modules d’assistance médicale de proximité, modules de fourniture d’énergie, unités de production d’eau potable, module de commandement et module logistique, ce sont 560 personnels de la Sécurité Civile qui ont été engagés sur le terrain, dont 173 pompiers. L’adjudant-chef Jean-François Morier du centre de secours de Limours faisait partie de ces effectifs.

Nous l’avons rencontré pour une interview.

L.M : Depuis combien de temps travaillez-vous au Centre de Secours de Limours ?
JF.M : Je suis à Limours depuis 2003

L.M : Quel est votre grade ?
J.F M : Je suis adjudant-Chef

L.M : Dans quel cadre avez-vous été amené à vous déplacer sur Haïti ?
JF.M : Suite au séisme du 12 janvier 2010, la sollicitation est venue du CODIS. Celui-ci a demandé la préparation d’un détachement pour Haïti, à vocation sanitaire. Après les formalités d’usage, le détachement est composé de 2 médecins, 2 infirmiers, 1 officier, 2 Sous-Officiers et 2 personnels du rang.

Le 14 janvier , à 6 heures du matin, rendez-vous est donné au CEDAU (Centre Départemental des Appels d’Urgence). Départ en bus pour rejoindre le CIS de Roissy En France à proximité de l’aéroport. Là, après un briefing du commandement, et le regroupement de la totalité de la colonne (70 hommes) nous prenons la route de l’aéroport. Après avoir chargé le matériel, nous nous envolons pour Istres où d’autres personnels du Sud de la France nous rejoignent. Nous nous dirigeons alors vers Fort de France. Nous passerons là-bas 3 nuits basés au 32ème RIMA, en attendant de pouvoir atterrir à Port au Prince ; l’aéroport étant tenu par les américains.

Après plusieurs heures passées sur l’aéroport à charger notre matériel, nous prenons place dans des bus et sous bonne escorte, nous nous rendons à la Résidence de l’Ambassade.

Le premier PC : A la résidence de l’Ambassade (commandement des secours sur le terrain) Nous avons pour mission d’établir notre campement et d’installer la logistique pour un site qui, au plus fort de la crise, recevra 700 personnes.

Le deuxième PC : A l’Ambassade de France (organisation des secours français) Le lendemain matin, je reçois pour mission d’installer un PC de direction à l’Ambassade avec 9 autres collègues. Plusieurs cellules sont mises en place, commandement, renseignements, opérations, transmissions, soutien vie, visioconférence avec le COGIC en France. Dans ce PC d’environ 30 m2, 16 hommes se relaient pendant 10 jours 24 heures sur 24. Tous les 3 jours, un roulement s’opère. J’ai la possibilité alors d’intégrer le dispositif de terrain à l’Hôpital de Dikini. Je peux alors observer sur place l’énorme travail accompli par les équipes de médecins, infirmiers et pompiers ( au total 16 trinômes) Ces hommes soignent au quotidien environ 160 personnes avec des pathologies parfois très lourdes. (amputations, brûlures importantes, etc…)

Lors de notre retour, le 28 janvier, nous avons pu bénéficier d’un soutien psychologique pour ceux qui le souhaitaient.

Cette mission fut pour moi une riche expérience aussi bien professionnelle qu’humaine. Mon témoignage a suscité chez les jeunes l’envie de participer à ce type de mission.

Ville internet @@@ / Ville fleurie   flux RSS | plan du site | contacts | mentions légales | crédits | accès malvoyant