Sauvons les abeilles...

L’abeille est la sentinelle de l’humanité.
L’humanité toute entière est dépendante de ces insectes. Nous avons besoin de pollinisateurs pour vivre.


C’est eux qui fécondent les arbres fruitiers, les fleurs, les légumes... Ils pollinisent 80% des espèces végétales. N’oublions pas que les végétaux sont les premiers maillons des chaînes alimentaires.

Depuis quelques années le sort des abeilles est devenu inquiétant : leur taux de surmortalité de 30 à 35 % anormalement élevé, atteint dans certains cas 50 % de pertes hivernales. Depuis 1997 plus de 14 milliards d’abeilles ont été décimées en
France.
La multiplication des substances chimiques et des pesticides dans l’environnement (la France se place au 3ème rang à l’échelle mondiale après les USA et le Japon), la présence de parasites, l’effet désastreux des monocultures sont les raisons majeures de l’effondrement des colonies. Plus généralement c’est l’ensemble de la biodiversité
des insectes pollinisateurs qui est menacé.

Dans la pratique, que pouvons-nous faire dans nos jardins ?

Les solutions sont simples :

Diminuons la pollution par les toxiques, c’est-à-dire supprimons ou réduisons très fortement les pesticides. Les insecticides, les fongicides, les herbicides détruisent bien évidemment ce qui vous gêne mais ont des conséquences bien plus graves... Outre leur pollution néfaste pour le sol, ils déséquilibrent toutes les chaînes alimentaires de l’écosystème de nos jardins. N’ayons pas peur de biner et d’utiliser des purins qui sont tout aussi efficaces que les produits chimiques. Il en existe de toutes sortes que l’on peut préparer soi-même ou acheter dans des boutiques sensibilisées sur le sujet.

Plantons des espèces végétales mellifères qui apporteront de la biodiversité à nos abeilles...
Les labiées (lamiacées) comme le lierre terrestre et l’ortie rouge sont mellifères et constituent de petites taches de couleur fort jolies parmi les arbustes à fruit ou au pied d’une haie. Les abeilles apprécient également le trèfle, qui apporte en outre, grâce aux bactéries liées à ses racines, de l’azote au sol. De sorte qu’il nourrit vraiment votre gazon ou vos haies de petits fruits. Le lierre est parfait pour la faune. Il fournit un abri
dense, du nectar, du pollen et des baies en fin de saison, quand la nourriture est rare.

Pensez à laisser un petit bout de jardin non tondu, pour les fleurs sauvages.

Si nous prenons tous conscience de l’interdépendance de nos vies (petits êtres comme les abeilles et grands êtres comme les humains), nous aurons fait un grand pas ; chacun à l’échelle de son jardin peut contribuer à la sauvegarde des abeilles et protéger du même coup l’humanité entière.

« Initiez-vous à l’apiculture et plus tard osez installer une ou deux ruches dans votre jardin comme nous l’avons fait nous-mêmes ».