Mai

Diversifier le logement : un enjeu pour Limours

Diversifier le logement : un enjeu pour Limours

Sans toit sur la tête, il est difficile d’accéder aux droits fondamentaux comme le travail, l’éducation, la santé, la culture. Publié

en début d’année, le 26e rapport de la Fondation Abbé Pierre sur l’État du mal logement montre que la question du logement est redevenue une urgence. La crise sanitaire a fait basculer les plus vulnérables vers la précarité ou simplement l’incertitude, excluant toute possibilité de trouver un logement adapté à leurs moyens. De nombreuses couches de la population affrontent les impayés de loyer pour la première fois de leur vie. Le logement social a joué un rôle d’amortissement face à cette crise (loyers faibles et accompagnement mis en place par les bailleurs) mais les sorties de HLM sont ralenties et l’offre disponible se restreint (100 000 attributions en moins en Île de France en 2020). En outre, la politique menée par l’État depuis 2017 au détriment des bailleurs sociaux a fait chuter la production de ces logements.

L’accès au logement est devenu une source d’inégalités profondes. La sur-occupation souvent associée à un travail plus exposé a augmenté le risque de contamination à la COVID 19. Comment rester chez soi lorsque celui-ci est insalubre ou bien trop petit pour la famille alors qu’il devrait représenter une bulle de sécurité. Un logement doit accueillir, protéger, permettre d’accéder à l’essentiel et de s’insérer dans la vie sociale.

Les inégalités se révèlent aussi avec l’endettement croissant des ménages désireux d’acquérir leur logement. Le rêve de devenir propriétaire d’un pavillon individuel s’éloigne pour beaucoup. La propriété ne doit pas être opposée à la location mais un logement ne doit pas être un bien spéculatif, ce qui se produit bien trop souvent dans notre territoire privilégié et conduit à des loyers bien trop élevés et à un prix de l’immobilier inaccessible aux ménages modestes.

Alors, pour revenir à Limours, nous regrettons que les projets fonciers, qu’ils soient proposés par des privés ou par la commune se traduisent tous par la création de grandes propriétés qui éloigneront forcément les jeunes et les plus modestes. Le nouveau lotissement de la voie verte ne permettait peut-être pas de proposer la construction d’un petit immeuble mais au centre-ville, le projet boulevard des écoles se transforme en maisons même si quelques logements sociaux sont encore prévus. Sous quelle forme ? Le projet traîne depuis 2015, le bailleur initial n’ayant pas fait l’effort de trouver une solution intéressante. Et que dire du projet de logements sociaux de la rue de Marcoussis qui n’aboutit toujours pas, alors que les terrains ouverts à la construction pour des maisons individuelles sont, eux, très vite aménagés.

La transformation d’un centre-ville concerne l’habitat, les commerces mais aussi la possibilité d’insérer au pied de petits immeubles, un service public, un lieu social, un espace artisanal… Des bailleurs sociaux investissent des projets d’action « Cœur de ville » pour créer une vraie mixité logeant des ménages modestes, des étudiants, des personnes âgées et des activités. Ce sera un des axes que nous soutiendrons pour le projet d’aménagement du centre de Limours.

 

Les élus de Changeons de Cap : Simone Cassette,

Bernard Morin, Catherine Hespel, Maurice Pagel

 

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