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Les châtaigniers du Hurepoix

Les promeneurs peuvent remarquer la présence de nombreux châtaigniers d’exploitations. Nous sommes en effet dans une de ces régions de France, rares au nord de la Loire, à posséder cette culture comme spécialité locale.


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Très nombreux sont ceux qui ont un à deux siècles d’existence. L’âge les rend obèses, éclatés, tortueux, fantômatiques, grimaçants. Il fait ressembler certaines châtaigneraies à des galeries d’art expressionniste. Leur circonférence peut dépasser les 7 mètres. On peut les reconnaître classiquement aux feuilles et aux fruits, mais aussi à la clarté dorée de leurs chatons sur le feuillage qui les distingue bien de leurs voisins.

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La Butte aux Loups (8m40)
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Bajolet (7m50)

Leur histoire remonte vraisemblablement à l’époque où Louis XIV a fait massivement importer cette essence en Ile-de-France. D’origine méditerranéenne, ils avaient fait leur apparition dans le nord de la France au Moyen Age. Les specimens les plus gros paraissent tricentenaires et sont probablement de la première génération de ces plantations. On leur doit l’insigne reconnaissance d’être des arbres de subsistance : ces "arbres à pain" sont des nourriciers prodigues qui auront sauvé de la faim un nombre considérable de vies.

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Bouc Etourdi (9m30)

L’implantation de cette spécialité du Hurepoix est majoritairement située sur les communes de Forges-les-Bains et d’Angervilliers (dont elle est un symbole trônant au cœur même du village). Mais son aire s’étend entre la Prédecelle et la Rémarde, et sur leurs côteaux. Ces sujets concernent une douzaine de communes qui recouvrent ce bassin. Ils sont parfois éparpillés, parfois regroupés en châtaigneraies. Celles-ci sont environ 35, dont environ 26 en Pays de Limours avec quelques unes de grande taille.